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COVID 19 - MARS 2020

Pandémie de coronavirus à Madagascar

Dix-sept malades et vingt-deux personnes recherchées

mardi 24 mars | Fano Rasolo

Alerte ! « Cinq nouveaux cas confirmés de Covid-19 ont été recensés dans le pays, d’après le résultat des analyses faites par l’Institut Pasteur de Madagascar (IPM) aujourd’hui (ndlr : hier) », selon le président de la République, Andry Rajoelina, lors de son intervention directe à la Radio nationale Malagasy et à la Télévision Malagasy (TVM), hier à 20 heures. Au total, il y a dix-sept (17) malades du coronavirus à Madagascar avec ces cinq nouveaux cas qui sont tous en provenance de France et du même vol AF934 de la compagnie aérienne Air France.

« Tous les passagers de ce vol devront être testés et subir un second test, car il y a les porteurs asymptomatiques, c’est-à-dire qui ne montrent aucun symptôme qu’après plusieurs jours de la contamination », explique toujours Andry Rajoelina.

« Nous n’enregistrons aucune personne décédée et les cas positifs ne dépassent pas le nombre de cinq cent (500). Ces deux causes nous classent encore dans le "stade numéro 1", ce qui nous permet encore de laisser travailler les employés du secteur privé », a ajouté le président de la République. « L’évolution de l’état de santé de chacune de ces personnes testées positives est surveillée de près ».

Recherchées

Selon la statistique recueillie auprès du centre de commandement opérationnel pour la lutte contre le Covid-19 à Ivato, mille deux cent-cinquante trois (1253) cas sont mis en observation dans tout Madagascar dont mille cent soixante dix-huit (1178) à Antananarivo, vingt à Toamasina, et un cas respectivement à Antsirabe, Nosy be, Toliara, et à Antalaha. L’inauguration de ce centre de commandement opérationnel pour la lutte contre le Coronavirus s’est déroulée, hier, à Ivato.

En outre, parmi les cent quarante-cinq (145) passagers du vol d’Air Madagascar MD 051 en provenance de Paris et arrivés au pays le 18 mars dernier, cent-douze (112) ont répondu à l’appel des autorités pour la surveillance et le suivi de leur état de santé et respectent toutes les consignes de mise en quarantaine. Vingt-deux (22) sont à rechercher car injoignables au téléphone, et un parmi eux a donné une fausse adresse. Un avis de recherche a été ainsi lancé pour trouver rapidement ces personnes pour leur passer des tests.

Le centre opérationnel Covid-19 a déjà partagé, hier, les noms et adresse de ces 22 personnes, le risque qu’elles contaminent d’autres personnes si elles ne sont pas mises en quarantaine est en effet fortement élevé.

Traitement

Le Chef de l’Etat a indiqué que soixante-dix (70) voitures assurent actuellement la surveillance sanitaire de tous ceux qui sont confinés à domicile, dans des hôtels, et au bâtiment de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS).

« Nous sommes avantagés par rapport aux autres pays touchés par cette maladie, car dans les autres pays, les personnes porteuses du virus n’ont pas été identifiées et leur recherche s’avère difficile. Nous avons fait la veille sanitaire en enregistrant tous les renseignements concernant toutes personnes en provenance de l’étranger et ces personnes sont identifiables », souligne-t-il.

La Chine va apporter son aide à Madagascar en envoyant des matériels pour permettre de faire des tests rapides du coronavirus en seulement 20 minutes. Des matériels de la part des Nations Unies sont également attendus la semaine prochaine pour renforcer la lutte.

Andry Rajoelina a affirmé que « tout type de traitement peut être appliqué pour soigner les malades, telles les plantes médicinales ou "Raokandro malagasy" ; on leur donne aussi des apports nutritionnels pour renforcer leur système immunitaire. Nous avons couplé le traitement médical avec le traitement traditionnel pour guérir rapidement les malades ».

En cas de propagation de cette maladie, le Village Voara à Andohatapenaka peut accueillir cinq cent (500) personnes

Coronavirus : exode à Tananarive Publié le 23/03/2020 à 12:11, mis à jour le 23/03/2020 à 12:42

Avant l'annonce du confinement de Tananarive, Madagascar a vécu les mêmes scènes qu'en France et en Italie. Des milliers de personnes ont décidé de quitter la capitale précipitamment. Les familles se sont entassées dans les camions, les voitures, les taxis-brousse avec leurs valises. 

Ce ne sont pas dans des TGV, mais dans des camions, des taxis-brousse, des bus, des voitures d'un autre temps que des milliers de familles malgaches se sont entassées, ce dimanche 22 mars 2020, pour fuir Antananarivo, juste avant les annonces présidentielles.

La rumeur avait déjà couru dans la population, personne ne savait réellement qu'elles seraient les décisions, mais l'annonce du confinement devenait inévitable. L'Express de Madagascar a rencontré les fuyards, ces personnes qui vivent dans la capitale, mais sont originaires de villages en brousse : "Nous allons rentrer chez nous, car nous avons peur du coronavirus. Nos parents nous ont demandé de revenir, vu qu'il n'y aura pas de cours pendant quinze jours".
Uniquement, trois régions confinées pour l'instant

Les sociétés de transport en commun n'ont plus une place de disponible jusqu'à mercredi, expliquait l'un des responsables, dimanche. Inutile de préciser que désormais, celle-ci sont obsolètes. L'état d'urgence a été déclaré pour les quinze prochains jours dans les villes d'Antananarivo, de Toamasina et dans la région d'Analamanga. Il est interdit de circuler, de sortir. Le confinement est total. 

Pour ces trois régions, seuls les camions qui transportent de la marchandise ont le droit de circuler. Des brigades spéciales patrouillent pour faire respecter le confinement. Les contrevenants sont arrêtés et verbalisés. 
Ces mesures très strictes pourraient s'étendre à toute la Grande île, rapidement, en fonction de l'évolution la propagation du virus. Malheureusement, le passé nous a appri qu'à Madagascar, les épidémies deviennent pandémie très rapidement. La promiscuité s'impose dans les pays pauvres. 

  Par Fabrice Floch

  • Publié le 23/03/2020 à 09:38, mis à jour le 23/03/2020 à 09:47

Coronavirus : 12 cas confirmés à Madagascar

Le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, a annoncé, ce dimanche 22 mars 2020, la détection officielle de 12 malades touchés par le coronavirus. Les, 9 derniers, sont sept Malgaches, un Guinéen et un Français. Ils sont arrivés de France les 17 et 19 mars 2020. 

La nouvelle était, malheureusement, inévitable. Madagascar est à son tour touché par le coronavirus. Officiellement, la Grande île compte neuf cas. Ils ont été confirmés par l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM) qui travaille en étroite collaboration avec la maison mère, installée à Paris.
Les neuf personnes dernières personnes, positives au Covid-19, sont sept Malgaches, un Guinéen et un Français. Ils sont arrivés sur les vols Air France AF934 des 17 et 19 mars. Sur le premier avion, on dénombre un malade, les huit autres ont débarqué deux jours plus tard. Ils étaient en confinement à domicile. Au total, l'IPM a détecté 12 cas de Covid-19 pendant le week-end. 
Les 3 premiers malades, sont trois femmes malgaches ayant séjourné en France. Elles sont rentrées à Mada le 17 mars et ont été déclarées positives au coronavirus, ce samedi 21 mars 2020 écrit Midi-Madagascar. 
Confinement total de Tananarive, Tamatave et Analamanga

Cette officialisation des informations met fin aux rumeurs farfelues qui circulaient. Le gouvernement a décrété l'état d'urgence sanitaire et le confinement de la région d'Analamanga, des villes de Toamasina (Tamatave) et Antananarive. "À partir du 23 mars (NDLR : aujourd'hui), tout le monde reste chez soi", a déclaré le président Rajoelina écrit L'Express de Madagascar.

Pour l'instant, ce confinement est prévu pour quinze jours et juste pour les régions désignées. Cependant, en fonction de l'évolution de l'épidémie sur l'île, cette décision pourra s'étendre à l'ensemble du pays. Seuls les camions les transports de marchandises sont autorisés à circuler dans les secteurs confinés. 
1 000 personnes testées par jour

Pour éviter que les personnes vaquent tranquillement à leurs occupations, dans les zones ciblées, l'Etat malgache a mis en place des brigades spéciales. Ces gendarmes sont chargés d'interpeller les habitants qui ne respectent pas le confinement. 
Parallèlement, les autorités sanitaires se lancent dans une vaste opération de dépistage. 
Des équipes Covid-19 vont tester les Malgaches. Ils comptent contrôler 1 000 personnes par jour : "Nous avons le choix, soit nous contrôlons cette maladie en quinze jours, soit nous en subissons tous, les conséquences", a conclu Andry Rajoelina dimanche, face à la presse.