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LA PESTE A MADAGASCAR - Fiche peste conseils aux voyageurs - Brochure peste - Questions réponses sur la peste

Madagascar : l'épidémie de peste ralentit. Rentrée des classes prévue le 6 novembre dans les écoles publiques

©TV5MONDE / Commentaire : K.G. Barzegar - Montage: V. PerezL'Etat malgache a confirmé le ralentissement de l'épidémie de peste, en évoquant une baisse du nombre de morts et de malades. Un constat corroboré par le centre de traitement de Médecins sans frontières (MSF) à Tamatave, dans l'est du pays.

Mise à jour 02.11.2017 à 21:12  par Karine Barzegar

Après plusieurs mois de propagation, l'épidémie de peste à Madagascar 

"Il y a une amélioration dans la lutte contre la propagation de la maladie de la peste, ce qui veut dire qu'il y a de moins de moins de malades dans les hôpitaux", a indiqué à la radio nationale, le mardi 31 octobre 2017, le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la promotion de la Santé. "Il n'y a presque plus de décès dûs à la peste aussi bien dans les hôpitaux que dans les quartiers ces derniers jours", a-t-il ajouté, tout en invitant les Malgaches "à continuer les assainissements et à rejoindre les hôpitaux pour ceux qui ne se sentent pas très bien".
Pour hier (lundi 30 octobre 2017), dans tout Madagascar, on a enregistré 30 personnes guéries de la peste, et, depuis août, on a 1.044 guérisons dans tout le pays.

Contrôles sanitaires sur les routes 

A Antananarivo, la capitale, les élèves des établissements privés ont repris les cours depuis lundi. Pourtant, le ministère de l'Education avait suggéré de repousser la date de la rentrée scolaire 2017-2018 au 6 novembre prochain. 

Sur les axes reliant la capitale aux provinces, des barrages sanitaires ont été mis en place pour contrôler tous les déplacements à l'intérieur du pays. Tous les voyageurs des véhicules de transports en commun doivent passer obligatoirement un contrôle thermique à l'aide d'un thermomètre à infrarouge.

Les mêmes contrôles sont appliqués à l'entrée des écoles et des banques à Antananarivo. Le commerce des thermomètres à infrarouge est devenu une bonne affaire à Madagascar: leur prix peut varier de 100.000 à 220.000 Ariary (27 à 60 euros).

Une épidémie étendue aux zones urbaines

Cette année, l'épidémie a commencé en août et s'est propagée "aux grandes zones urbaines, contrairement aux précédentes épidémies", selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Elle a provoqué un vent de panique au sein de la population, notamment à Antananarivo où les pharmacies ont été prises d'assaut par les cliens désireux d'acheter masques et antibiotiques. Depuis août, on a enregistré 128 décès en raison de la peste dans tout Madagascar, dont un Français et un Néerlandais.

La bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l'homme, la forme pulmonaire de la maladie - transmissible par la toux - peut être fatale en seulement 24 à 72 heures. La forme bubonique est moins dangereuse.
Deux tiers des malades recensés à Madagascar ont été infectés par la peste pulmonaire.

Madagascar : l'épidémie de la peste pèse sur l'activité touristique



L'activité touristique malgache connaît un coup de moins bon depuis le retour de la peste qui a déjà fait 128 morts et touché plus de mille personnes. Alors que de plus en plus de réservations auprès des hôtels et des agences de voyages sont annulées, le secrétaire général de l'Organisation mondiale du tourisme a dû intervenir pour tenter d'appuyer les tour-opérateurs pour rassurer les touristes sur le ralentissement de l'épidémie.



Le tourisme de Madagascar est en crise. Le secteur est en train de souffrir de l'épidémie de la peste qui sévit sur l'Archipel depuis quelques mois. D'après les sources officielles, près de 10 % des réservations faites auprès des agences de voyages et des hôtels pour les mois d'octobre et de novembre ont été annulées. A l'est et au sud du pays et jusque dans la capitale Antananarivo, l'activité touristique a connu un impact assez important en étant boudée par les touristes étrangers. « Il y a beaucoup d'annulations surtout sur le marché seychellois. Le marché français aussi a été fortement touché. On a eu des clients qui devaient venir et en trois jours, ils ont annulé. Il y a un impact pas seulement économique, on a besoin de plus de temps pour rassurer les gens et rassurer les tour-opérateurs en Europe », confie Hely Rakotomanantsoa, la présidente de l'association des tour-opérateurs de Madagascar, au micro de nos confrères de Radio France internationale.

Sur la grande île on déplore aussi la non compassion des pays voisins qui selon Antananarivo, a contribué à cette chute de l'activité touristique. Justement, les dirigeants à Maurice et aux Seychelles ont appelé leurs citoyens à ne pas se rendre à Madagascar. Le gouvernement seychellois est même allé jusqu'à suspendre ses vols vers l'Archipel. Une mesure peu solidaire pour les autorités malgaches. « Nous ne sommes pas solidaires. Quand mon frère a un souci, je viens chez lui, je lui dis comment je peux l'aider. Mais là, les décisions prises par les Seychelles et par Maurice ne nous aident pas du tout. On leur demande de réviser leur décision », a déclaré le ministre malgache du tourisme, Roland Ratsiraka.

L'OMT à la rescousse

Malgré le ralentissement de l'épidémie de la peste, les touristes n'arrêtent pas de bouder Madagascar. Un problème qui préoccupe l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). En visite à Antananarivo pour tenter de rassurer les touristes étrangers et soutenir le secteur, le secrétaire général de l'OMT, Taleb Rifai a déclaré que « les touristes peuvent se rendre à Madagascar ». Il n'a pas hésité à son tour à condamner les réactions protectionnistes des gouvernements des îles Maurice et Seychelles. « Ils doivent respecter les règles sanitaires internationales, mais ils ne doivent pas isoler Madagascar et lui infliger une double peine en stoppant leur venue dans le pays. Les restrictions ne protègent pas, ce qui protège ce sont des procédures appropriées », a indiqué Taleb Rifai. De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé l'épidémie de peste au niveau 2, ne recommandant aucune restriction de voyage à destination de la grande île africaine.

Notons que l'épidémie de la peste qui revient chaque fois depuis les années 80, a fait déjà au moins 128 morts et plus de 1.000 personnes touchées cette année, avec aussi des conséquences socio-économiques si. Le gouvernement a dû plusieurs fois repousser la rentrée scolaire face à la tournure violente que l'épidémie a prise depuis le mois d'août dernier.

Peste à Madagascar – Eliane Naika appelle à la vigilance

Eliane

04.11.2017 | 7:33 ActualitésOcéan indien0

À propos de la peste, la sensibilisation est de mise pour ne pas isoler la Grande île. Elle est également l’affaire de tout Malgache, opposant du régime ou non.

L’ex-sénatrice Eliane Naika est vice-présidente du bureau politique «Tiako I Madagasikara» (ce qui veut dire «j’aime Madagascar»). Parti se trouvant dans l’opposition du gouvernement malgache que préside Hery Rajaonari­mampianina. De passage à La Réunion, l’ex-sénatrice veut sensibiliser les Réunionnais sur la peste dans la Grande Île. «Tout le monde peut venir à Madagascar mais il faut être vigilant», indique t-elle d’emblée. Une vigilance qui passe par des règles d’hygiène simple : se laver régulièrement les mains, ne pas toucher les gens, ne pas les embrasser…
Il y a selon elle un fossé entre les déclarations officielles et la réalité sur place. L’État malgache a confirmé mardi le ralentissement de l’épidémie de peste, évoquant une baisse du nombre de morts et de malades.
«Il y a une amélioration dans la lutte contre la propagation de la maladie de la peste, ce qui veut dire qu’il y a de moins en moins de malades dans les hôpitaux», a d’ailleurs indiqué à la radio nationale le Dr Manitra Rakoto­arivony, directeur de la promotion de la Santé.

Contrôle thermique
«Il n’y a presque plus de décès dûs à la peste aussi bien dans les hôpitaux que dans les quartiers ces derniers jours», a-t-il ajouté, tout en invitant les Malgaches «à continuer les assainissements et à rejoindre les hôpitaux pour ceux qui ne se sentent pas très bien».
Pour l’opposante Naika, c’est faux. «Il n’y a pas eu un recensement en profondeur. Des décès n’ont pas été comptabilisés. Nous avons 22 régions, 17 ont été touchées par l’épidémie. Beaucoup de gens vivent dans l’angoisse car ils n’arrivent pas à se faire soigner», déplore-t-elle.
À Tana, les élèves des établissements privés ont repris les cours depuis lundi. Pourtant, le ministère de l’Éducation avait suggéré
de repousser la date de la rentrée scolaire 2017-2018 au 6 novembre.
Dans le pays, tous les voyageurs des véhicules de transports en commun doivent passer obligatoirement un contrôle thermique à l’aide d’un thermomètre à infrarouge. Les mêmes contrôles sont appliqués à l’entrée des écoles et des banques à Antananarivo.
«Les aides de la communauté internationale ne sont pas suffisantes. Des internes ont été contaminés, des journalistes également». Une contamination accentuée par le manque d’eau. «La pauvreté est réelle. Le pays n’a jamais été aussi pauvre (…) Il faut aider Madagascar. Le peuple malgache ne mérite pas ça», soulignent des Malgaches résidant à la Réunion et soutenant le parti Tiako I Madagascar.
Dans l’opposition, on espère le retour au pouvoir de Marc Ravalomanana, dont l’épouse, maire de Tana, est attendue aujourd’hui à une réunion de l’association des maires de La Réunion.

Education – Participation des autorités locales à la gestion des EPP

20.03.2017 | ActualitésSocial - L'Express de Mada

Fini la gabegie. Le ministère de l’Éducation nationale (MEN) et ses partenaires lancent la gestion participative et décentralisée des écoles primaires publiques (EPP), grâce au projet d’appui à la gestion participative et décentralisée de l’école ou TAFITA, financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).
Désormais, la gestion des caisses écoles n’appartient plus aux parents d’élèves ni aux directeurs d’école. Les autorités locales et la communauté toute entière sont mobilisées pour y participer, avec le programme participation collective pour une année de développement
de l’éducation de base ou « Farimbon’ezaka ho an’ny taom-pampandrosoana ny fanabeazana eny ifotony » (FEFI).
« Il n’y avait pas de transparence dans la gestion des subventions dans les EPP, auparavant. Grâce au FEFI, la bonne gestion des caisses écoles n’attendra plus l’audit du ministère central », explique le Dr Todisoa Andriamam­pandry, directeur général de l’Education fondamentale et de l’alphabétisation (DGEFA) au sein du MEN, hier.
Cette gestion participative et décentralisée est accompagnée par la mise en place du projet d’établissement contractualisé (PEC). Tous les établissements doivent avoir des projets qui justifieront l’utilisation des fonds. « Ce seront des projets décidés au niveau des membres du FEFI, élus dans une assemblée générale. Il peut s’agir de la création d’une cantine scolaire ou d’un jardin scolaire, selon la priorité au niveau de chaque établissement », poursuit le DGEFA.
Selon ce responsable du MEN, les établissements qui n’ont pas de projet ne pourront pas bénéficier de subventions.

NEWS 2016

►Education des adultes à la nutrition

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►Malnutrition

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►Violence envers les enfants - 

Écolières, victimes d’actes insoupçonnés

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►Le Réseau de Protection de l’Enfance redynamisé -

MOIS DE L'ENFANCE juin 2016

 

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NEWS 2015

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 9,6 millions de Malgaches ne disposent pas de toilette !

article du journal La Tribune du 20 novembre 2015               Lire la suite...

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article du 05.03.2015              Lire la suite...

 À Madagascar, des brigades anti-rats contre la peste 

LE MONDE | 11.04.2015 par Raoul Mbog - Besakay, Des enfants sans abri, dans la périphérie d’Antsirabe, en 2013.       Lire la suite...